Ne peut-on parler de misère qu’en connaissance de cause ?

Publié le par arabe_musulman_gay

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Publié dans Question Existentielle

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P
Tout à fait d'accord, il faut parler de tout. On peut être documenté sur un sujet sans pour autant le vivre au quotidien. <br /> Bravo. Phil<br /> :0010:
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D
Je reviens donc après un petit repas ; je disais...Par exemple, ce n'est parce que c'est tendance dans certains milieux que je suis pour l'adoption d'enfants par les couples homos ! Par conviction et par expérience, je connais des couples hétéros qui traitent vraiment mal leurs enfants !!!Donc, c'est à mes yeux une question d'égalité de traitement.Ce que je veux dire, c'est que sans en faire un fonds de commerce, on peut parler, on DOIT parler de tout et ne pas convenir de silences lourds de conséquence... Le silence créé les rumeurs... Les rumeurs sont destructrices, et ça commence dans un couple. Débattre, c'est bien. Confronter les idées, c'est bien. Se taire parce que c'est politiquement correct, c'est néfaste parce qu'on laisse de côté les espérances qui sont mères de nos envies. Et moi j'ai envie...Donc à mes yeux, la misère est un sujet dont il faut débattre car elle tape à nos portes... et je le récris : elle est sociale, matérielle, culturelle, cultuelle, scolaire... Peut-être que nous avons passé trop de temps à regarder Loana et ses frasques avec Jean Edouard...!! Peut-être qu'il faut éteindre la télé et discuter à nouveau avec son voisin ! Ce serait un bon moyen de repousser une certaine misère.Je pense qu'on peut voir la misère sans la regarder... ça ne suffit pas pour en parler. Enfin voilà...@ +David
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D
Je suis dérouté, là ! Si je comprends bien les politiques sont suspects... qu'ils s'intéressent ou non à la misère ? Sur la théorie de la misère exploitée comme un fonds de commerce, je dirais que tout est un fonds de commerce : la réussite, la confiance, la méfiance, la violence, la sécurité, les clandestins, l'enrichissement du capital voire même pour certains la révolution... TOUT est un fonds de commerce... Mais il faut bien triturer un peu les idées pour en sortir un projet qui réveille un peu les consciences, non ? On ne peut pas s'interdire de parler de tout sous prétexte qu'une minorité d'imbéciles font de tout une exploitation plus ou moins opportune. Je ne crois qu'on puisse espérer le changement de ce qui ne marche pas en refusant de parler de ce qui nous concerne tous !Par exemple, ce n'est parce que c'est tendance dans certains milieux que je suis pour l'adoption d'enfants par les couples homos ! Par conviction et par expérience, je connais des couples hétéros qui traitent vraiment mal leurs enfants !!!Parler d'une idée ne doit ni effrayer, ni paraître suspect... Ou alors, il faut que nous fermions notre bec ? Ne comptez pas sur moi...
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A
Parler juste pour parler ça ne sert aussi à rien. Lorsqu’on parle de misère c’est pour susciter une réaction, pour soulever un problème et pour provoquer une solidarité et un début de réflexion sur des solutions. Mais parler de misère juste pour faire sensation ou faire semblant de s’intéresser au sort des plus démunis (alors que tout ce qu’ils vont avoir c’est du blabla)  tout ça pour s’octroyer une image «de la personne sensible au problèmes des autres » afin de gagner leurs sympathies ça c’est inadmissible.<br /> L’autre jours, chez Delarue sur la 2, il y avait une émission sur la misère en France et comment vivre avec le RMI. J’aurais aimé regarder l’émission mais le cadre était mal sain. Les «pauvres» étaient transformés en bête de foire comme l’est tout être en détresse chez Delarue. L’effet désiré bien sur n’était pas de sensibiliser les spectateur aux difficultés du quotidien que vit une tranche de la population, mais plutôt l’effet : voir le malheur des autres ça nous conforte dans notre bonheur.<br /> Tout ne peut être fond de commerce, sinon on se transformera en marchandises (si ce n’est déjà le cas !).
S
Et encore, il me semble que le mot "peuple" est assez rarement employé par nos hommes politiques.  On parlera plutôt de "société cicile" ou de "cohésion sociale" !!<br /> Nous ne sommes pas à un euphémisme prêt pour cacher la misère (ooups... très politiquement incorrect ce mot là !!) et - je suis d'accord avec toi -  pour rester bien planté sur ses ergots et surtout ne pas baisser les yeux vers ce qui censément se trouve en dessous !!<br /> Et juste pour finir... je te conseille la lecture d'un petit essai de Eric Hazan : "LQR, la propagande du quotidien". Voici le fond de commerce des hommes politiques, comme tu dis, passé à la moulinette de la linguistique et de l'histoire. C'est très incisif et franchement mordant.
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A
Merci pour le livre, je l'ajoute dans ma liste des "To read" ;-)
S
Il n'est pas nécessaire, selon moi, de connaître la misère pour en parler. <br /> Il faut juste éviter d'en faire un "fond de commerce". <br /> Ambivalence extrême de nos sociétés contemporaines.
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A
<br /> Le problème c'est que c'est le fond de commerce de la classe politique, ils parlent toujours au nom du "petit peuple" de la "France d'en bas" sans jamais descendre voir comment elle vie vraiment ! <br />  <br /> «Le peuple réclame du pain majesté» <br /> «Pourquoi ne mangent-ils pas des biscuits ?!»<br />