Zâr

Je n’imaginais pas pouvoir assister un jour à une cérémonie de Zâr, mais que ca soit à Paris ca c’est le comble !!
C’était dimanche après-midi au Théâtre Equestre Zingaro (décor magnifique mais sièges rudimentaires comme d’ab !) avec l'ensemble Baba Issa.
Le Zâr est une cérémonie de possession ou d’exorcisme. Je la connaissais sous cette appellation en Egypte et au Soudan, mais j’ai découvert que c’était aussi pratiqué sous ce même nom en Iran ! Elle est pratiquée par des descendants d’esclaves noirs. On retrouve ce rituelle chez les Gnawa au Maroc et en Algérie mais aussi au Brésil et aux Antilles.

Avant le début du spectacle, le présentateur a mit en garde "toutes les personnes qui peuvent être possédées par un djin (démon) de ne pas se retenir, parce qu’a la présentation de la veille une femme ne s’est pas lâchée et elle s’est senti mal après le spectacle ! Mais qu’est ce qu’il raconte celui la ?! Ca commence bien ! ;-)
Mais figurez-vous qu'en plus de certains membres du groupe, il y a eu deux cas de "possession" parmi le public (ou de crises épileptiques, si on veut donner une interprétation scientifique) ! Deux femmes "bien sûr" comme c’est le cas souvent dans ce genre de cérémonies ;-) de type européen cependant , et pas des "autochtones" ;-)
C’est vrai que le cadre s’y apprêtait, avec cette musique rythmée, l’odeur d’encens qui remplissait l’air, et ces hommes habillés en blanc et qui chantaient et se balancaient sous le rythme de cette musique envoûtante.
Bien sûr je ne croyais pas aux états de "possession" des danseurs, pour moi c’était de la comédie, mais je reconnais le faite qu’une musique rythmée peut provoquer un état de transe. D’ailleurs le rituel n’était pas fait dans les règles puisque le Zâr ne se pratique qu’après le couché du soleil. ;-)
Mais en tout cas je peux dire que j’ai passé une après-midi de rêve, une après-midi magique.