Lynchages sur la place publique
Le premier s’est déroulé en France cette après-midi, et le lynché était le juge Burgaud, présenté comme le "responsable" du scandale de l’affaire d’outreau. Les médias bien sûr se sont précipitées sur les lieux pour filmer en directe et avec grands plans "le monstre". C’est une occasion à ne pas rater pour faire une bonne audimate, mais bizarrement, personne n’a retransmit les auditions des "acquittés" qui se sont déroulés ces derniers jours ! (seul la chaîne parlementaire l’a fait mais personne ne la regarde !). Pour les médias, le plus important était de bien montrer du doit "le seul et unique coupable" afin de détourner l’intention de leur propre responsabilité dans cette affaire.
Le "juge" avait l’air d’un étudiant effrayé passant les orales devant un jury sévère, avec une voie d’enfant tremblante et un regard hésitant et perdu. On lui a même reproché de se faire "souffler" toutes ses réponses par ses assistants. Bien sûr les chers députés membres de la commission ne se sont pas privés pour montrer qu’ils sont plus malins, évidement s’ils avaient eu la charge de cette affaire ils l’auraient élucidé dés le premier coût !
Ce n’est en aucun cas une défense du juge, mais il ne faut pas se laisser aveugler par cette sur médiatisation de la "responsabilité personnelle" qui essaye de ne faire oublier les défaillances du système lui-même et qui sont beaucoup plus durs à discuter ou à régler par de simples auditions.
C'est une "énorme" erreur de justice, et qu’on essaye d'attribuer entièrement à la "jeunesse" du juge. Mais ce qu’on oubli c’est que tout juge a été un jour jeune. A méditer.
Deuxième lynchage de la journée, il s’est passé au States devant plus de 10 000 personnes et était retransmis en directe par les grandes chaînes américaines. J’avoue que j’ai pris un malin plaisir à voir ca. C’était pendant les obsèques de Coretta Scott King, et le lynché était notre cher George W Bush.
"Nous savons désormais qu'il n'y avait pas d'armes de destruction massive là-bas. Mais Coretta savait et nous savions qu'il y avait des armes de mauvaise orientation sous ses pieds: des millions de gens privés d'assurance-maladie, une pauvreté généralisée, des millions de dollars pour la guerre, pas grand-chose pour lutter contre la pauvreté", s'est écrié le révérend Joseph Lowery.
C’était après au tour de Jimmy Carter de l’interpeller au sujet de l’ouragan Catrina et de la discrimination qu’ont subit les populations des états touchés, majoritairement noires.
Ce n'était pas son jour le W.
Le taureau est tombé, sortez les couteaux.